Résumé
C’est la tombée de la nuit. Dans une petite ville perdue. Un jeune homme marche vers l’ouest. Il a son rêve en tête : capturer le soleil. De leur côté trois clowns répètent leur geste : ils ont décidé de tuer leur père. Et puis Elgar et Edgar, deux jumeaux égarés là par hasard avancent pour se perdre.
Trois histoires en somme.
Trois histoires croisées le temps d’une nuit passée. Trois histoires en une dans chacune des chambres trois de l’Isaac Hôtel.
Note d'intention
« L’engagement symboliste de la pièce de F. Arca, Isaac Hôtel, le conduit non pas tant à faire avec ce qu’il a sous la main qu’à s’appuyer uniquement sur ce qui fait sens. En montrant juste ce qu’il faut (trois portes alignées au milieu de la scène, celles de « L’Isaac Hôtel ») en dématérialisant son espace scénique, il crée les conditions symboliques du passage initiatique de ses personnages vers l’intérieur, le derrière, le haut, vers l’invisible. On voit alors moins des portes que ce à quoi elles renvoient, moins des objets matériels que des signes. D’où une impression étrange de déplacement : derrière les portes, un autre espace apparaît, plus vaste, indéfini, imaginaire, qui n’a plus rien à voir avec l’espace scénique. »
Article d’Alexandre Wong publié dans Cassandre. Mai/Juin 2002
Isaac Hôtel mélange volontairement les genres. C’est un conte, une pièce de grand guignol et un drame symboliste. Elle met en scène des personnages en transit dans un lieu de passage. Un voyage initiatique dans une atmosphère d’inquiétante étrangeté où l’invisible devient visible, ou la réalité s’apparente au rêve. La Mort y est incarnée. Silencieuse, elle guidera les pas des différents personnages.