Résumé

Vertige(s) est un spectacle composite. Une succession de 3 formes, un travail sur et à partir du réel pour questionner de manière politique sociale et humaine notre société.

Effacé(e)
Jo et Ja vivent ensemble depuis de nombreuses années. Mais depuis quelques temps, Ja est malade. Les spécialistes l’ont dit : elle s’efface.
Inspiré d’un fait divers et de plusieurs témoignages, Effacé(e) évoque de manière poétique la maladie d’Alzheimer et toutes ces affections du cerveau devant lesquelles l’homme semble être impuissant.

Sacrifice
« Aujourd’hui il faut faire des sacrifices, mais au nom de quoi c’est ça la question ? ».
Sacrifice est une sorte de parabole de notre monde moderne ; D’un côté le riche, de l’autre le pauvre…

Richard D.
Qu’est-ce qui pousse un homme à rentrer dans un conseil municipal et à ouvrir le feu sur les conseillers municipaux ? La pièce retrace le parcours de Richard D, le jour de la tuerie, du petit matin jusqu’à son suicide.

« L’écriture de F. Arca présente plusieurs qualités. Elle est rapide, vive, nerveuse. Elle est également variée : les brefs échanges de répliques alternent avec de plus longs monologue de réflexion : on passe du réalisme au fantastique, voire à l’épouvante. Parfois ces différents styles sont à l’œuvre dans la même pièce. Cette œuvre pose avec une certaine force une grande question de société : la pulsion de mort. »
Comité de lecture présidé par L. Doutreligne. Influenscènes.

Note d'intention

Vertige(s) est une suite de 3 formes brèves qui racontent très simplement comment on peut basculer dans la vie… Inspirée de faits réels, chacune des histoires met en scène des personnages, qui confrontés à des situations pourtant banales, vont malgré tout basculer irrémédiablement (entre le monstrueux et l’extraordinaire).

La forme brève est au théâtre ce que la nouvelle est au roman, ou encore ce que le haïku est à la poésie. Dans sa fulgurance, la forme brève évite le piège de l’ennui et nous contraint à dire l’essentiel. Plus qu’une esquisse, la forme brève marque l’esprit. C’est une forme abrupte, qui résonne (je pense aux nouvelles de Borges), et dont l’originalité est de créer du trouble. La forme brève nous semble être donc la meilleure forme pour parler de notre rapport au vertige.